La pêche à la traîne

Proportionellement au nombre de pêcheurs locaux, la pêche à la traîne est peu pratiquée.
Il faut une barque motorisée et beaucoup de carburant car il faut aller pêcher
à l'extérieur de la barrière et parfois parcourir beaucoup de distance pour trouver le
poisson. Il n'y a que lorsque les bancs de thons jaunes arrivent près de la barrière et
qu'ils sont sûrs d'en attraper que les pêcheurs locaux vont à la pêche à la traîne.
Ils vont aussi à la traîne au petit matin après avoir fait une pêche de nuit au fond,
quand ils pensent qu'il y a des wahoos.

Certains pêcheurs locaux qui emmènent des mzoungous à la traîne, commencent à installer
des porte-cannes sur leurs barques et s'équipent même de cannes de traîne.

Pour la traîne, les pêcheurs fabriquent des leurres de surface avec du plomb récupéré,
des jupes en plastique et des plumes de coq. Ils pêchent avec une ligne à la main de
diamètre assez important, 200 centième.

Parfois, quand les thons ne sont plus mordeurs le long de la barrière, ils n'hésitent pas
à aller au large, à repérer les oiseaux qui suivent les bancs de thons, ces derniers sont
alors moins méfiants. Mais lorsqu'ils en attrapent beaucoup, le prix de vente baisse
et la pêche devient à peine rentable.

Autour des thons, ils attrapent parfois des requins et plus rarement des marlins.
Le long de la barrière, en cherchant les wahoos ils remontent aussi des espadons voiliers.
De temps en temps, ils attrapent un marlin qui a mangé un wahoo qu'ils sont en train de
ramener au bateau. C'est ce qui est arrivé à Attoumani de Sada (photo dans la page
PHOTOS 5) qui a mis trois heures à ramener un marlin de 400 kg et trois heures
pour le ramener à terre avec sa barque Yamaha de 6 m.