Les poissons attirés

A Mayotte, les poissons qui mordent le plus souvent sontà 80%, les carangues.,
On peut faire monter du fond de très gros spécimens que vous n'attirerez jamais
à la traîne.D'autres poissons mordent au popper à condition de ramener le leurre
à vitesse pas trop élevée Vous pouvez attraper. des barracudas, des thazards, des
orphies, des comères saumon, des carpes rouges, des aprions ou vivaneaux job, des
bonites,des thons jaunes, des mérous ...des requins de récifs.

Beaucoup de poissons suivent les leurres mais ne mordent
pas toujours. Soit ils sont méfiants, soit ils n’ont pas faim, soit ?

Les zones de pêche

Elles sont nombreuses et variées à Mayotte.
Elles sont de quatre types :
- le long du tombant du platier non loin des plages
- autour des patates de corail
- le long de la barrière extérieure et aussi intérieure
-les bancs de poissons, fusiliers, bonites, thons jaunes

Pour le tombant du platier, on a plus de chance au niveau des pointes, car c’est là
qu’il y a beaucoup de passage de poissons. Mais, dans toutes les zones, le plus
important est de trouver des bancs de fusiliers. Par mer calme, on les voit
bien frétiller et faire des remous en surface. L'idéal est de les voir soudain
changer de direction. C'est parce qu'ils sont chassés par en-dessous par un gros
poisson, en général une carangue.
Il faut rajouter deux autres zones de pêche qui se trouvent au large, autour des
DCP, dispositif à concentration de poissons et autour des bancs de thons jaunes.
En général, quand on trouve un bon spot on prend ses coordonnées GPS pour y
retourner de temps en temps.

Banc de fusiliers

Habitudes de la carangue

Après le lancer, quand le leurre tombe à l'eau, la carangue est tout de suite intriguée par
le bruit. Si vous commenceztout de suite à ramener le leurre, le bruit va continuer et la
carangue, qui est de nature curieuse, sera irrésistiblement attirée par celui-ci. La
carangue qui voit ce leurre se déplacer à toute vitesse, devant elle, devient complètement
excitée et elle se jette dessus. Il est aussi intéressant de lancer un leurre vers un platier
de peu de profondeur et de le ramener vers le tombant. Au départ, la carangue qui se
trouve sous le tombant, ne voit pas le leurre mais l'entend se déplacer sur le platier.
Elle l'entend se rapprocher dutombant et elle monte pour se préparer à l'attaque quand
le leurre apparaîtra. Il arrive aussi souvent qu'une carangue rate le leurre. Si ce dernier
est encore loin du bateau, il ne faut surtout pas s'arrêter de mouliner, elle prolongera
sa course pour attaquer à nouveau le leurre. Si elle n’arrive toujours pas à prendre le
leurre, elle n’attaque que rarementau lancer suivant et vous n’avez plus qu’à changer de
coin. Il se peut aussi que le poisson ait des comportements incompréhensibles. Vous pouvez
voir le sillage d'une grosse carangue s'apprêtant à gober le leurre et, à un mètre de
celui-ci, vous la verrez changer de direction.

En règle générale, si les poissons sont en état de prédation, la réponse est pratiquement
immédiate. Par contre, si au boutde cinq lancers il ne se passe toujours rien, changez de
secteur. Les poissons ne mordent pas toute la journée. Avec la chaleur ils restent au fond.,
Le moment idéal est la fin de journée et à marée montante. Si vous êtes au bon endroit et
au bon moment, vous verrez que pratiquement à chaque lancer, il se passe
quelque chose. Ce sont, alors, des instants inoubliables.

Habitudes de la carpe rouge

Carpe rouge de 8 kg

Quand il est adulte, c’est un poisson qui vit seul dans son trou. Dès qu’il est pris au
leurre, il tente d’y en utilisant sa puissance impressionnante au démarrage. Si vous
repérez qu’une carpe rouge suit le leurre, vous pouvez carrément arrêter la course
de celui-ci et vous verrez la carpe se jeter dessus. Attention ! II faut être très
vigilant au démarrage de la carpe sous peine de voir la tresse se casser sur le
corail. Vous avez intérêt à resserrer tout de suite le frein et à mouliner rapidement
pour l’éloigner du fond. A Mayotte, on en pêche assez souvent dans dix mètres de
profondeur et moins.Il y a donc danger de casse.

Habitudes du barracuda

Quand les barracudas sont présents, ramenez plus doucement les leurres. Attention !
Quand il est pris, le barracuda saute et c’est souvent à ce moment-là qu’il se décroche.
S’il saute, éloignez la canne du poisson pour tendre la tresse.
Les thazards réagissent comme les barracudas.


Habitudes du mérou

Il est très méfiant et il ne sort que très rarement de son trou mais on peut attraper des
spécimens de belle taille.

 

Habitudes des thons jaunes

Pour les thons, il vaut mieux monter des hameçons simples sur les leurres car il semble que,
de cette manière, les décrocher soient moins nombreux. Il faut beaucoup moins serrer le frein
que pour les poissons de récifs. Quand il est pris, le thon fonce vers le fond et c’est au moment
où il s’arrête qu’il faut resserrer le frein et enchaîner le moulinage pour le déséquilibrer et ainsi
le ramener plus facilement à la surface.
Quand on s’approche d’eux, ils vont souvent plonger et tout l’art consiste à deviner la
zone où ils vont remonter et à s’y rendre avant eux.
Quand ils sont bien excités, on peut en attraper beaucoup et avoir rapidement les bras en compote.

 

Habitudes des autres poissons

On peut toucher d’autres poissons, mais de façon très occasionnelle, tels que des thazards, des
grosses comères saumons, des grosses orphies, des espadons voiliers. On peut toucher un marlin au
milieu d’un banc de thons jaunes. Les thazards touchés au popper sont bien plus gros que ceux
attrapés à la traîne. On touche aussi des thons à dents de chien mais beaucoup plus petits qu’au jig.
Il n’est pas rare aussi que des grosses bonites s’attaquent aussi aux poppers.

Matériel
Technique de pêche
Photos